Regard hagard sur la pelouse, au milieu de ses joueurs, Habib Beye ne pouvait croire au match nul concédé par l’OM dans les derniers instants, dimanche soir au stade Vélodrome, face à l’OGC Nice (1-1). Quelques minutes plus tard, lors de la conférence de presse, l’entraîneur olympien affichait une profonde déception.
Pouvez-vous nous expliquer vos choix ?
Les changements que nous effectuons sont toujours basés sur des considérations tactiques, visant à influencer le cours du match. L’entrée de Mason a entraîné un ajustement de notre attaque, avec Quinten (Timber) qui a été repositionné. Depuis la blessure de Mason contre Lille, nous n’avons pas réussi à retrouver sa mobilité. Ce matin, il ne se sentait pas en état de commencer, et nous avons pris cette décision pour préserver sa santé. Il a fait preuve d’une grande honnêteté, ce qui explique son absence dans le onze de départ.
Vous faites une très mauvaise opération au classement. Qu’avez-vous dit à vos joueurs ?
Je leur ai dit de ne pas se laisser abattre. Il reste 9 points à prendre. Tant que rien n’est perdu, il est essentiel de garder la tête haute et de continuer à se battre. La dynamique actuelle n’est pas favorable, c’est un fait, mais nous allons travailler sans relâche pour ne rien lâcher. Ce soir, c’est difficile. Par rapport au match à Lorient, nous avons eu des occasions, mais nous nous sommes punis nous-mêmes avec ce penalty. Nous avons eu de nombreuses opportunités pour marquer.
À 1-0, on a senti votre équipe trop en gestion, comme c’est le cas cette saison…
C’est vrai, c’est psychologique, mais cela n’a duré que 5 minutes. Nous avons eu d’autres occasions pour marquer ce deuxième but. Quand le bon geste n’est pas réalisé au bon moment, on en paie le prix. Il faut plus de sérieux dans ces situations. Lorsqu’on entre sur le terrain dans un match comme celui-ci, il faut avoir l’intensité nécessaire. Je ne citerai pas de noms, cela restera entre mon vestiaire et moi.
On a encore vu des frictions avec Medina, Rulli et Balerdi. Est-ce que cela peut affecter la concentration ?
Cela peut avoir deux effets : d’une part, cela peut motiver l’adversaire en lui donnant un coup de fouet, et d’autre part, cela peut être un jeu qui vous permet de prendre l’ascendant. J’en ai discuté avec « Leo ». Par moments, cela peut effectivement entraîner une forme de déconcentration. Cependant, le résultat du match dépend d’autres facteurs.
Quels leviers pouvez-vous actionner ?
L’amour-propre et l’envie de bien terminer cette saison. En tant que joueur de l’OM, il ne faut jamais se résigner. C’est difficile pour moi car j’ai l’impression de ne pas pouvoir amener l’OM là où il mérite d’être. Nous allons rester concentrés sur notre travail avec acharnement. Nous ne pouvons pas nous permettre de faux pas, nous devons gagner nos matches. Tout le monde doit être en phase.
L’animation offensive était compliquée. Quelles étaient les consignes pour Aubameyang ?
Nous l’avons trouvé en relais, mais pas en profondeur. Nous ne voulions pas que la défense à trois ait des repères, alors nous avons joué avec un losange en phase de construction. Cependant, avec Gouiri blessé et Mason diminué, il a fallu trouver une solution d’animation. Il y avait beaucoup d’absents. En menant 1-0, nous aurions dû être plus sérieux pour conserver le résultat.