Quatre jours après un affrontement palpitant en championnat, le RC Lens retrouvait Toulouse dans un Bollaert en ébullition pour une demi-finale de Coupe de France prometteuse. Les Sang et Or n’ont cette fois laissé que peu de place au suspense. Soutenus par un public enflammé, les Lensois ont rapidement pris les devants grâce à un penalty transformé par Florian Thauvin, suivi d’un second but d’Allan Saint-Maximin. Bien que Toulouse ait tenté de revenir dans la partie avec un but d’Hidalgo, profitant d’une erreur défensive, les Artésiens ont su reprendre le contrôle du match. Les buts de Udol et Thomasson ont scellé le sort de la rencontre, offrant une victoire éclatante (4-1) aux hommes de Pierre Sage. Avec ce succès, Lens valide son ticket pour une finale de Coupe de France, un événement qui n’était pas survenu depuis 1998. Une attente insupportable pour une institution centenaire qui n’a jamais remporté cette prestigieuse compétition. L’explosion de joie au coup de sifflet final a parfaitement reflété l’importance de ce moment.
Les tribunes de Bollaert ont vibré de joie, tandis que la pelouse était envahie par des milliers de supporters venus célébrer cette victoire avec les joueurs. Dans une saison déjà remarquable, les Sang et Or continuent de nourrir de grands rêves, pour le plus grand bonheur de Pierre Sage. « Nous n’avons pas très bien commencé le match. Nous avons perdu beaucoup de ballons, avec des erreurs techniques inhabituelles. Cependant, nous avons marqué les premiers et enfoncé le clou immédiatement en récupérant un deuxième ballon. C’est très bien. Il est important de souligner qu’après leur réduction de l’écart à 2-1, nous sommes restés fidèles à nos intentions et avons continué à jouer. L’aspect psychologique, qui aurait pu basculer, a été plutôt bien maîtrisé par les joueurs sur le terrain. C’est une satisfaction », a-t-il déclaré en conférence de presse. Actuellement dauphin du PSG en Ligue 1 et toujours en course pour le titre, le club artésien peut envisager un doublé historique alors qu’une finale au Stade de France se profile face au vainqueur du duel entre Nice et Strasbourg.
Pas de bonheur sans trophée
Malgré l’euphorie ambiante, Pierre Sage a rapidement tenté de remettre les pieds sur terre. L’entraîneur lensois sait que cette qualification n’est qu’une étape et que le plus difficile reste à venir. Dans son discours d’après-match, il a souligné l’importance de garder la tête froide dans cette ambiance festive. « Le seul sentiment que j’ai ce soir, c’est que j’ai envie de gagner la finale. C’est le seul. Je vous avoue que le fait que cela ait pris un peu de temps, que le public nous ait empêchés de faire notre tour d’honneur, m’a un peu ramené sur terre. J’ai immédiatement pensé au match suivant, qui est le plus important pour valider ce parcours et bien préparer le cadeau d’anniversaire que ce club mérite. Honnêtement, je ne veux pas casser l’ambiance, mais je suis déjà tourné vers la finale. Pour moi, se qualifier en finale sans gagner la Coupe, ce n’est pas apporter la récompense que les gens méritent. Le parcours est bon, mais encore une fois, j’ai envie d’aller au bout des choses. Je pense que tout le monde le mérite ici », a affirmé Sage. La fin de saison s’annonce intense pour le RC Lens, avec la lutte pour le titre en championnat et la finale qui approche à grands pas. Le staff lensois veut éviter tout relâchement et maintenir le groupe dans une dynamique de travail et d’exigence.
Cette qualification doit servir de moteur, pas de récompense finale. Lens a franchi une étape importante, mais le véritable objectif se trouve désormais à l’horizon. Le club artésien aspire à offrir à ses supporters un trophée qui échappe encore à son histoire, et cette perspective impose de rester concentré sur chaque échéance. De plus, Pierre Sage espère enfin goûter à la victoire après une première finale perdue avec l’OL contre le PSG en 2024. « Le secret ? J’ai aussi le secret pour être éliminé par une N3 (Bourgoin-Jallieu avec Lyon). La recette ne fonctionne pas toujours. Le secret, c’est d’avoir un effectif très orienté vers cet objectif, capable d’évoluer en fonction des tours et du calendrier des matchs. Nous avons eu la chance que lorsqu’on a fait tourner un peu l’équipe, elle est restée performante. C’est crucial pour la Coupe, car au final, c’est un parcours très court qui valorise l’ensemble des joueurs. Nice ou Strasbourg ? Peu importe, nous savons que nous y serons ». Avec la pression du sprint final en Ligue 1 et la préparation de la finale au Stade de France, Pierre Sage s’efforce déjà de préparer ses joueurs à ce dernier virage décisif. Dans l’Artois, la fête a été magnifique, mais la mission n’est pas encore terminée.