Le match aller a dépassé toutes les attentes. Dans une rencontre d’une intensité inouïe, le PSG a arraché une victoire historique face au Bayern Munich, un affrontement qui restera gravé dans les annales de la Ligue des Champions. Des buts spectaculaires, des stars en action, des retournements de situation… tout était au rendez-vous. 90 minutes de pure folie au Parc des Princes ont abouti à un score de 5-4 en faveur des Parisiens. Bien que les spectateurs aient eu droit à un véritable spectacle pour le prix de leur billet, cette victoire a de quoi causer quelques maux de tête aux deux entraîneurs avant le match retour de ce mercredi en Bavière. Alors que la rencontre à venir pourrait offrir un scénario tout aussi incroyable, comme l’a promis Vincent Kompany, Paris devra conserver son léger avantage au score.
Luis Enrique rend hommage à Rafael Nadal
Alors qu’ils menaient 5-2 à 30 minutes de la fin, les Parisiens ont encaissé deux buts, permettant au Bayern de revenir à une petite unité avant le match retour. Cependant, au sein du vestiaire du Parc des Princes, personne ne se fait d’illusions. Luis Enrique a été clair lors de la conférence de presse ce mardi : « Quand tu joues ce type de match, contre cet adversaire qui est sans aucun doute la plus forte équipe que nous avons affrontée, la première chose à transmettre est que nous avons un avantage d’un but, mais cela ne signifie rien dans le football. Nous avons l’expérience de l’année dernière. Nous cherchons toujours à être à la hauteur pour nos supporters. » Le message est passé : pas question de se reposer sur un mince avantage.
Avant le match retour de ce mercredi, la tension entre les deux clubs est à son comble. Face à un Bayern Munich à domicile, déterminé à renverser la situation devant son public, le PSG sait que chaque transition adverse représente un danger. Pour Luis Enrique, affronter les meilleurs constitue une source d’énergie, à l’image de ce qu’il a emprunté à la légende du tennis : « Rafa Nadal a dit un jour qu’à un moment de sa carrière, ses confrontations avec Federer et Djokovic l’ont motivé. C’est ce que nous voulons. Nous avons de l’admiration pour le Bayern, mais cela nous pousse à être meilleurs. »
Munich, un terrain favorable pour Luis Enrique et le PSG
Sur le plan tactique, le technicien espagnol ne se rend pas à Munich pour subir. Le PSG compte aller chercher les Bavarois sur leur terrain, comme lors du match aller. C’est ce qu’a expliqué Warren Zaïre-Emery en conférence de presse, juste avant son entraîneur : « Nous allons essayer d’imposer notre jeu, de les presser, de les chercher dans leur camp pour créer des occasions. Il faudra défendre haut, empêcher les transitions, et aller vite. Ils peuvent déstabiliser n’importe quel bloc. Nous devrons faire des prises à deux ou trois et conserver le ballon le plus possible. » Un plan audacieux, presque provocateur, face à l’une des meilleures équipes d’Europe.
Il reste une dernière arme dans l’arsenal parisien : les 4 000 supporters qui feront le déplacement en Bavière. « Nous voulons être à la hauteur de nos supporters, qui seront 4 000 à chanter sans relâche. C’est une grande motivation », a souligné Luis Enrique. Par le passé, cette Allianz Arena a souri à l’entraîneur ibérique, comme il l’a lui-même confié : « Nous n’avons pas besoin de surplus de motivation, nous sommes déjà à 100%. Ce sont de bons souvenirs lorsque nous retournons à Munich, c’est toujours un vrai plaisir. Nous nous rappelons de l’année dernière et, plus loin encore, lorsque j’étais entraîneur de Barcelone, nous avons affronté le Bayern en demi-finale, avec un retour à Munich. Nous avons ensuite remporté la finale. Pour moi, c’est encore plus motivant. » Le PSG a montré l’an passé qu’il savait puiser dans les moments décisifs une résilience remarquable. Ce mercredi, dans l’antre bavaroise, il s’agit de prouver que Paris est prêt à décrocher une place en finale de la Ligue des Champions.