74ème anniversaire de la libération de Bormes les Mimosas, une journée pas ordinaire ce vendredi

Ce vendredi 17 août sera une une journée marquante pour Bormes, Emmanuel Macron devrait être présent à la commémoration

Commémoration de la libération de Bormes les Mimosas

Commémoration de la libération de Bormes les Mimosas le 17 août

Le 74ème anniversaire de la libération de Bormes les Mimosas, le vendredi 17 août sera une journée marquante pour la commune.

Le programmme

Exposition de véhicules militaires dans le village de 10h à 15h
Défilé des véhicules militaires entre la Favière et le village 15h15 – 17h15
Cérémonie
18h : stèle des des commandos d’Afrique, au cimetière
18h15 : défilé à pied depuis la place Saint-François
18h30 : monument aux morts, mairie
Soirée dansante à 21h30, place de la Fontaine à La Favière « Voyage 80 »
Feu d’artifice à 22h30 plage de la Favière.

Il se murmure qu’Emmanuel Macron pourrait assister à la cérémonie d’hommage aux anciens combattants de la Deuxième Guerre mondiale.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les côtes varoises connaissent le débarquement de Provence, entre Saint-Raphaël et Ramatuelle, dans la nuit du 14 au 15 août 1944. Les forces du débarquement font route vers Toulon, dont les combats ont lieu du 20 au 26 août 1944, via notamment les communes du Lavandou et Bormes-les-Mimosas16. La commune a été libérée le 17 août 1944.

LES COMMANDOS D’AFRIQUE ET LE DÉBARQUEMENT EN PROVENCE 1944

William Durand raconte :

La nouvelle unité de commandos sous les ordres du commandant Bouvet s’entrainant depuis septembre 1943 à Staouali près d’Alger. En quelques mois ils vont inscrire sur leur fanion les noms glorieux de PIANOSA, ILE D’ELBE , PROVENCE.
Pour Pianosa, ilot italien au large de la Corse, le 2° commando marocain du Cne d’Armagnac avait embarqué sur deux chasseurs de sous marins.

Une opération de va et vient qui avait nécessité de s’y reprendre à deux fois. La première en février 1944, il s’agissait d’attaquer le pénitencier installé sur l’ilot avec 120 italiens qui le défendaient et ramener les prisonniers. Échec, la mer et les courants empêchent les commandos d’aborder. Les mêmes commandos aux ordres du commandant Bouvet lui même renouvellent l’opération dans la nuit du 18 au 19 mars, succès complet.

Escortés de vedettes anglaises et américaines les chasseurs débarquent les commandos et les nageurs du Groupe naval d’assaut à 600m de la côte. Les italiens tentent de résister puis se rendent, quelques allemands réagissent au mortier. Les commandos emmènent 21 prisonniers.

Le 15 juin, parti de Bastia et de Porto Vecchio, le Groupe de commandos d’Afrique embarque pour l’ile d’Elbe dans des LST (Landing ship tank) et des LCI (Landing craft intantry). A 4h du matin le 17, le gros de l’unité débarque sur  »Kodak Green » (Spaggia di Fouza) à l’exception du 3° commando qui débarqué sur la plage de la Foce y reste cloué pendant 5h par des tirs allemands. A 7h du matin le Cne DUCOURNAU (futur général) prend le Monte Tombone et en début de soirée le Monte San Martino. Le premier soir le caporal chef Sanguinetti est grièvement blessé, il y perdra sa jambe malgré les efforts du médecin auxiliaire Plancke. Le lendemain les commandos et les chocs prennent la citadelle de Porto Longone et entrent dans la ville avec les Tabors.

14 août 1944 sur le Prince Albert et le Princess Beatrix les Commandos d’Afrique savent qu’ils vont débarquer en Provence. Leur entrainement a été intensif le mois précédent à cet effet dans le golfe de Salerme à Agropoli.

commandos d'Afrique en Provence
Le 15 août à 0h10 dans un surfboat, le capitaine Rigaud et l’enseigne de vaisseau anglais Johnson débarquent sur la plage du Rayol en avant garde avec pour mission de reconnaitre l’endroit et de guider aux signaux les détachements qui suivent au large. 20 minutes plus tard 35 hommes avec le Cne Ducournau escaladent le cap Nègre, promontoire rocheux et abrupt. Une escalade de 80m pour réduire au silence la batterie qui se trouve au sommet avec ses servants, est nécessaire.

Combat rapide, violent, les allemands y laissent 20 hommes alors que les commandos n’ont que deux blessés.
Immédiatement sur leur droite le groupe de l’adjudant chef Texier et du sergent chef Bouteau du Bellocq débarque sur une plage inconnue. Escalade silencieuse, un allemand se trouve sur leur chemin, le chef tire deux rafales. Un peu plus loin, Texier et ses hommes grimpent sur la façade rocheuse dominant Pramousquier. Texier est tué par une grenade allemande.
Le sous lieutenant Jeannerot a débarqué à Aiguebelle.

Derrière ces détachements précurseurs, les 600 commandos de Bouvet approchent de leurs LCA ( Landing Craft Assault).A 1h40, les vagues d’hommes sautent dans la Méditerranée et gagnent la plage du Canadel.
A l’extrême gauche le sous lieutenant de Castelnau chef de la 1° section de choc débarque, la bataille commence. Les commandos dégagent rapidement la plage, franchissent des champs de mines…..factices mais signalés comme tels.

Dans la nuit l’adjudant Roux fait les premiers prisonniers. Ducournau monte vers le Biscarre, nouveaux accrochages, nouveaux prisonniers. Le jour naissant les commandos montent dans le paysage provençal. Le 3° commando (Lieutenant Girardon et sous lieutenant de Castelnau) prend le château de La Mole. Au soir du 15 août, le GCA tient solidement les positions conquises: La Mole, le Canadel, le secteur du cap Nègre.

Du 16 au 18, l’unité progresse en festons le long de la côte vers le Lavandou où les commandos entrent le 17 à la pointe du jour. Le lendemain dans l’après midi le Cne Ducournau attaque avec deux sections (SLtn Jeannerot et Maury) la formidable batterie de Mauvannes dont les canons de 152 de marine abrités dans 5 blockhaus balaient la rade de Toulon. Un assaut de grand style. Le fregaten Kapitan de la Kriegsmarine qui commande est tué. Le 21 août les commandos reçoivent l’ordre de de Lattre de prendre le fort du Coudon qui domine et commande Toulon.

Les hommes grimpent les pentes menant à l’ouvrage. Les allemands tirent. Arrivés au mur d’enceinte, Ducournau et 6 hommes du 3° commando escaladent en chaussettes puis attaquent à la grenade les allemands surpris. Leurs camarades arrivent par l’extérieur et se ruent dans la cour au corps à corps. Les batteries de la Kriegsmarine de Saint Mandrier tirent sur le fort. Une fusée blanche monte, les allemands se rendent. Le Ltn Girardon a été tué.
Le 24 août, le GCA rentre dans Toulon libéré, puis ce sera l’occupation de Marseille.

Les opérations de Provence sont terminées.

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