Les moustiques gâchent nos vacances, le Var est en vigilance rouge, le maire d’Hyères tire la sonnette d’alarme
Tout savoir sur les moustiques et comment s’en protéger

moustiques Var

Bien que nuisants, tous les moustiques ne transmettent pas de maladies. Aedes albopictus est un moustique tropical plus connu sous le nom de « moustique tigre » qui peut transmettre le chikungunya, la dengue et le Zika. A l’exception des Hautes-Alpes où son implantation reste limitée, il est présent et actif sur l’ensemble de notre région.
Début août, Jean-Pierre Giran, Maire de la ville d’Hyères, a tiré la sonnette d’alarme

« Les conditions climatiques connues cette année (fortes pluies suivies de fortes chaleurs) entrainent une présence élevée de moustiques sur le territoire de la commune.

Le service de démoustication de la ville (Hyères est l’une des deux villes du Var à avoir un service de démoustication) est pleinement mobilisé, mais la réglementation interdit de traiter les espaces privés et les moustiques adultes ; seules les larves peuvent être éliminées.

Pour renforcer l’efficacité de la lutte, nous avons demandé une dérogation à l’Agence Régionale de Santé qui permettrait notamment de plus importantes pulvérisations aériennes. Nous attendons la réponse définitive même si de premières conversations nous laissent malheureusement augurer d’une réponse négative. »

Vigilance Moustiques fournit les Information suivante pour le Var

Moustique Tigre
Ce sont les moustiques appartenant au genre Aedes qui font le plus parler d’eux avec l’implantation depuis plus de dix ans dans le sud de la France de l’espèce Aedes albopictus, plus connu sous le vocable de moustique tigre.
– NIVEAU DE VEILLE : Implanté et actif – vigilance rouge
– PRESENCE MOUSTIQUE : Moustique tigre implanté et actif
– PRESENCE MALADIE : Absence de cas autochtones de dengue ou de chikungunya jusqu’à maintenant

Moustique Culex / Virus West Nile
Leur rôle vecteur est limité dans nos régions, même si des cas de West Nile ont été rapportés de Camargue chez des animaux
– PRESENCE MOUSTIQUE : Présence avérée du moustique Culex
– PRESENCE MALADIE : 7 Cas humains d’infection par le virus West Nile en 2003

Moustique Anophèles
Les moustiques appartenant au genre Anopheles sont plus connus pour leur rôle dans la transmission du paludisme.
– PRESENCE MOUSTIQUE : Présence avérée du moustique Anophéle
– PRESENCE MALADIE : Absence de risque de circulation du paludisme

carte moustiques aedes

Carte sentinelles moustiques tigre

La vie d’un moustique

Ponte et prolifération du moustique

Les moustiques s’accouplent le plus souvent en plein vol. La femelle ne s’accouple qu’une seule fois. Dans des conditions de température et d’humidité optimales, elle peut prendre un repas de sang toutes les 48 heures. Ce repas lui permet chaque fois de développer une portée de plusieurs dizaines d’œufs (jusqu’à 200) , qui peuvent rester viables de 5 à 10 ans. En moyenne, on estime qu’un moustique femelle vit 2 mois, pendant lesquels elle va pondre 5 fois 150 œufs. De son côté, le moustique mâle ne survivra que quelques jours. Les pontes s’effectuent à la surface de l’eau pour la grande majorité des moustiques, sauf pour les moustiques qui pondent sur un support humide appelé à être immergé par la suite dans l’eau (comme par exemple, les œufs d’Aedes, qui peuvent persister dans cet état de dormance pendant plusieurs années en attente d’une inondation).

Le moustique naît dans l’eau

Dans l’eau, les œufs pondus isolés ou groupés par paquet de 50 à 200, vont flotter le temps que l’embryon se développe, environ une semaine en été, mais plusieurs mois en hiver. L’éclosion de chaque œuf donne une larve qui ressemble à un têtard microscopique et qui vit dans l’eau. La larve subit 4 mues avant de devenir une nymphe d’où émergera le moustique adulte en deux semaines environ.

Le moustique adulte quitte la surface de l’eau et commence sa vie d’insecte volant.

Lorsque les conditions de températures sont moins favorables, la durée de ce cycle peut augmenter considérablement et permettre par exemple au moustique de passer l’hiver à l’état de larve Dans quelles eaux prolifèrent les moustiques ? Des pépinières aux eaux usées, la vigilance commence par les gîtes larvaires. On trouve des larves dans toutes les collections d’eau où elles peuvent se nourrir : marécages, égouts, creux d’arbres, vieux pneus, bassins divers, fûts d’eau de pluie, …, mais pas dans les eaux courantes, ni dans les piscines ou dans la mer. Selon les espèces, ces gîtes peuvent s’étager du bord de la mer, à des altitudes élevées (mais rarement au-dessus de 1500 mètres), dans des zones dépourvues de végétation ou bien des zones très ombragées, dans des eaux douces, ou polluées, ou parfois saumâtres. Dans certaines conditions, la densité larvaire est telle que les larves peuvent occuper la totalité de la surface du plan d’eau. En milieu urbain, l’été, il n’est pas rare de voir des foyers de piqûres à proximité des grandes enseignes de magasin pour le jardin.

A part le sang, de quoi se nourrit un moustique ?

Dès leur émergence, les moustiques femelles cherchent un hôte pour piquer et effectuer leur premier repas de sang, même si elles peuvent aussi de nourrir de nectar qu’elles prélèvent de préférence au crépuscule. Les mâles, eux, se contentent de sucs de végétaux ou de sucre. (cf article sur les piqûres de moustiques)

Combien de kilomètres peut parcourir un moustique ?

Ça dépend, s’il y a du vent … Si les conditions sont favorables, certaines espèces vont rester sur place. D’autres sont capables de faire une quinzaine de kilomètres (surtout si les vents sont chauds et humides), en quête d’un hôte…car ce sont surtout les femelles qui voyagent. Où sont les moustiques l’hiver ? Sous forme d’œuf, de larve ou au stade adulte, l’hiver, le moustique…hiberne. Les femelles se réfugient souvent dans des lieux abrités (caves, bergeries…) et arrêtent de pondre, tant que la belle saison n’est pas revenue. Ses œufs sont protégés par une enveloppe imperméable qui leur évite de se dessécher et leur permet de résister à des températures négatives.

Quelle est la durée de vie d’un moustique ?

En général la vie d’un moustique se compte en jours, voire en semaines (c’est le cas des culex, l’espèce qui gâche nos vacances d’été en France, qui vivent 2 à 3 semaines). Mais certaines espèces qui savent hiberner peuvent vivre plusieurs mois.

Météo : la saison des moustiques

La météo joue un rôle important dans la présence de moustiques qui est conditionnée par 2 facteurs principaux : la chaleur et l’humidité.
L’humidité, pour que les œufs pondus puissent se développer et passer par les étapes de larves puis de nymphe, ceci n’étant possible que dans une eau où ils pourront se nourrir de bactéries et de planctons…
La chaleur, pour que la larve pousse son développement jusqu’au stade adulte du moustique. D’ailleurs, il ne suffit pas d’une élévation de température pour que l’activité reprenne ; la durée du jour joue également un rôle important.
Ainsi, toutes les régions qui conjuguent dans une même séquence ces 2 caractéristiques, si elles ne se trouvent pas à une trop haute altitude (< 1500 mètres en général), peuvent connaître cette fameuse invasion de moustiques, que nous appellerons « la saison des moustiques »

Dans quelles eaux prolifèrent les moustiques ?

On trouve des larves dans toutes les collections d’eau où le moustique pourra se nourrir : marécages, creux d’arbres, vieux pneus… En revanche, on ne les trouve pas dans les eaux courantes, ni dans les piscines, la mer ou les lacs.
Mais il peut suffire aussi d’une terre humide, immergée plus de 3 semaines à la bonne saison, soit par une pluie abondante (10 mm/m2), soit par un phénomène accidentel (inondation, travaux) pour que les moustiques y trouvent leur compte.
Plus ponctuel encore, en particulier en milieu urbain, mais tout aussi accueillant pour nos amis les « culidicaes » (nom scientifique du moustique) :
-les jardins privés et à plus grande échelle, les jardineries professionnelles, où l’on arrose généreusement des pots sous lesquels des coupelles retiennent l’eau qui stagne,
-les canalisations d’eaux usées
-les travaux, chantiers
-des gouttières mal-entretenues…
Bref, la pluie se trouve être le meilleur générateur de ces « gîtes larvaires », véritables nids à moustiques qui permettent la prolifération de ces derniers par milliers.

La Météo des moustiques : modèle prédictif

Vigilance-moustiques a donc souhaité développer un modèle prédictif d’une Météo des Moustiques, en s’appuyant sur les indications communiquées par un entomologiste, le docteur Arezki IZRI.
Les données observées sont celles communiquées par Météo France, autour du printemps, période à laquelle en général, on retrouve cette conjonction nécessaire humidité + chaleur : passée la saison des pluies abondantes et printanières, nous guettons donc les modifications de températures.

Après la pluie, vient le beau temps

Pour devenir moustique adulte, un œuf a besoin, pendant 12 à 20 jours consécutifs, d’une température ambiante suffisante, estimée dans nos observations à 20°C la nuit.
Si le temps subit un léger refroidissement (température nocturne restant > 15°C) pendant quelques jours, on peut considérer que le processus ne s’interrompt pas, mais il se ralentit d’autant.
En revanche, si la température baisse franchement (<15°C), on peut considérer dans ce cas que le processus devra repartir de 0, et qu’il faudra à nouveau compter 12 à 20 jours.

Tout sur les piqures de moustiques

Pourquoi ça pique, un moustique ?

Ce sont les femelles qui piquent, pour satisfaire leur besoin de protéines qui leur permettront ensuite de développer leurs œufs. Ces protéines, elles vont les trouver dans le sang de leurs victimes, en général des vertébrés, (oiseaux, mammifères…) et en particulier l’être humain.
Avant de prélever le sang, le moustique crache d’abord sa salive qui lui sert d’anticoagulant. En effet, le sang dans son état d’origine, est trop épais pour passer par la trompe, et la salive sert donc de « fluidifiant ». Accessoirement, c’est aussi cette salive qui crée « le bouton » et rend la piqûre plus ou moins irritante et plus grave, c’est elle aussi qui transmet les virus dont le moustique est quelques fois porteur.

Comment ça pique un moustique ?

Le moustique effectue des piqûres « intraveineuse ». Ses organes palpeurs lui permettent de trouver le vaisseau qui va pouvoir le nourrir. Puis il enfonce doucement sa trompe et « fait le plein » en parfois moins d’une minute.
Le moustique, vecteur de maladie : explication du processus de contamination

Lorsque le moustique pique, il prélève le sang de « son hôte », mais aussi d’éventuels virus ou parasites susceptibles de l’infecter lui-même. Lorsqu’il pique un autre hôte, le moustique ainsi contaminé va alors recracher des virus ou parasites qui peuvent contaminer à son tour ce « nouvel hôte ».

Piqûre de jour, piqûre de nuit…

Nous savons tous que les moustiques piquent de préférence à certaines heures de la journée, le plus souvent à l’aube et au crépuscule (les culex notamment). D’autres piquent plutôt de jour (les Aedes, famille à laquelle appartient le moustique Tigre) et certaines espèces, plus rares, sont agressives jour et nuit (Culex modestus).
Quoiqu’il en soit et d’une manière générale, les moustiques piquent de préférence un sujet situé à l’ombre plutôt qu’au soleil
Les peaux qui attirent les moustiques : odeur, transpiration, bière, peau de bébé… Une nouvelle étude permet d’y voir plus clair !

Nous ne sommes pas tous égaux devant les moustiques et, dans un lieu donné, certains se font dévorer alors que leur voisin sera totalement épargné…
La bonne nouvelle, c’est que les moustiques ne sont ni racistes, ni féministes ou machistes ! La différence qu’ils font n’est pas entre noirs et blancs, ou hommes et femmes, elle est ailleurs. Ce que l’on sait de manière certaine, c’est que la chaleur du corps humain attire les moustiques (30-37°C, c’est idéal pour un moustique). Un corps fiévreux sera trop chaud au goût du moustique, et de ce fait sera plutôt épargné. Mais, il n’y a pas que ça : le moustique repère sa cible grâce à son odorat, et son système olfactif est capable de déceler une odeur à plus de 10 mètres de distance. Outre le dioxyde de carbone, il peut être attiré par la présence d’acides gras comme l’acide butyrique, l’acide lactique ou d’autres substances à l’odeur d’ammoniaque, émis par la respiration de la peau.

Une étude récente prouve que cette inégalité face aux moustiques serait liée en particulier au patrimoine génétique. Alors, bonne ou mauvaise nouvelle ?
En résumé, l’étude de la London School and Tropical Medecine a consisté à comparer l’attirance d’une espèce de moustique tigre (Stegomyia Aegypti) pour les odeurs corporelles de vrais jumeaux (patrimoine génétique parfaitement identique), puis de faire la même expérience avec de faux jumeaux (patrimoine génétique différent).
Résultat : les moustiques sont attirés indifféremment par chacun des vrais jumeaux, alors qu’ils montrent statistiquement une préférence pour l’un des faux jumeaux : celui dont le patrimoine génétique régule des sécrétions de peau dont les odeurs seront plus attirantes pour eux.

C’est une découverte importante car elle ouvre de nouvelles voies (traitement génétique…) pour définir des stratégies de défense face à des moustiques dont on sait qu’ils ont une forte capacité d’adaptation aux conditions météorologiques comme aux répulsifs et autres insecticides.

Plus généralement, des scientifiques américains ont identifié plus de 340 odeurs émises par la peau humaine, susceptibles d’attirer les moustiques. La sueur elle-même n’est pas un facteur d’attraction, si ce n’est qu’elle révèle ou réveille des odeurs, qui elles, peuvent attirer les moustiques. Parmi les odeurs étudiées, par exemple, celle que déclenche la consommation de bière, dont des chercheurs ont prouvé qu’elle pouvait attirer les anophèles responsables de la transmission du paludisme. Autre odeur incriminée : celle des urines, en particulier celles contenant des œstrogènes pour les femmes au milieu de leur cycle menstruel…

Une précision qui concerne les bébés : Ils ne sont ni plus ni moins concernés que les autres. Pour mémoire, l’appareil optique du moustique est peu performant, il est sensible à la lumière, aux mouvements et à la couleur. Les yeux n’entrent en fonction qu’à proximité de l’hôte (1m50). Le système sensoriel, situé au niveau des antennes, est plus développé chez le mâle (qui en pique pas !) mais interviendrait aussi dans l’attraction vers l’hôte pour la femelle affamée. Attention aux ronfleurs !

moustique tigre

« moustique tigre », bien caractérisé par une ligne blanche longitudinale unique visible sur le scutum (« dos » du moustique

Concernant le moustique tigre, une étude japonaise de 2004 a cependant démontré que ce dernier avaient une préférence… En matière de groupe sanguin ! Une équipe de scientifiques a découvert que le groupe sanguin O attirait plus les moustiques Aedes Albopictus que les autres groupes sanguins. Ainsi, une personne de groupe sanguin O aura 83.3% de chances de plus de se faire piquer qu’une personne de groupe sanguin B, AB, ou A.

Et la lumière ?

La lumière n‘attire pas les moustiques. En fait ce qui les attire, quand on a la fenêtre ouverte, c’est le CO2 qui sort par la fenêtre. De même dans votre chambre, ce qui fait qu’il vous tourne autour, c’est votre respiration et le CO2 que vous expirez…

Contre les allergies

L’allergie est déclenchée par les protéines contenues dans la salive du moustique piqueur. L’organisme va d’abord être sensibilisé à la première piqûre, et c’est la 2ème piqûre qui va déclencher l’allergie.
Les mesures préventives s’appliquent chez tout enfant ayant présenté des réactions indésirables, allergiques ou non allergiques. Elles reposent sur des conseils simples de protection cutanée, l’utilisation de répulsifs, en prenant garde à la toxicité de certains d’entre eux, et l’utilisation d’antihistaminiques.

Comment se protéger contre les moustiques ?

Vigilance et protection physique personnelle

Pour se protéger des moustiques, la première des mesures à prendre, c’est d’être vigilant sur tout ce qui peut servir de « gite larvaire ». On trouve des larves dans toutes les collections d’eau où peuvent pondre les moustiques : marécages, creux d’arbres, vieux pneus… Les eaux doivent être calmes (ce qui exclue la mer, les lacs aux eaux trop agitées, les rivières aux eaux trop vives,…), et les larves doivent pouvoir s’y nourrir (planctons…)

Mais il peut suffire aussi d’un sol humide, immergé plus de 3 semaines à la bonne saison, soit par une pluie abondante (10 mm/m2), soit par un phénomène accidentelle (inondation, travaux).

Plus ponctuel encore, en particulier en milieu urbain, mais tout aussi accueillant pour les « culidicaes » (nom scientifique du moustique) :

-les jardins privés et, à plus grande échelle, les jardineries professionnelles, où l’on arrose généreusement des pots sous lesquels des coupelles retiennent l’eau qui stagne,
-les canalisations d’eaux usées
-les travaux, chantiers où se forment des collections d’eau,
-des gouttières mal-entretenues…

Bref, la pluie se trouve être le meilleur générateur de ces « gîtes larvaires », véritables nids à moustiques qui permettent la prolifération de ces derniers par milliers.

En somme, on peut déjà empêcher la prolifération des moustiques en prenant les mesures simples suivantes :
-Évacuer l’eau qui s’accumule dans les gouttières
-Vérifier que les conduits d’eau ne sont pas obstrués
-Se débarrasser de tout objet qui pourrait retenir de l’eau dans l’environnement extérieur (pneus usagés, boîtes de conserve, vases, bidons, bâches, gouttières, poubelles à ciel ouvert, brouettes…)
-Changer l’eau des vases à fleurs au moins une fois par semaine
-Défricher et nettoyer régulièrement les terrains inoccupés
-Veiller à ce qu’il n’y ait pas de rétention d’eau dans les assiettes sous les pots aux fleurs
-Pour les récipients impossibles à vider (puits, collecteurs d’eau de pluie ouverts…), on peut les couvrir hermétiquement avec de la toile moustiquaire ou, à défaut, recouvrir cette eau d’une fine couche d’huile : les larves ne peuvent plus respirer et meurent.

La vigilance consiste aussi à signaler des cas suspects ou dangereux :

-retenues d’eau accidentelles,
-travaux ou chantiers inondés,
-ou bien foyers de piqûres de moustiques déjà avérés…

Vous pouvez signaler ces cas à vigilance-moustiques.com, ou bien à un pharmacien sentinelle, ou encore directement à des organismes en charge de la vigilance sur le terrain et dont vous trouverez les coordonnées sur notre site (lien vers les acteurs de la vigilance)

Lutte à grande échelle

Les collectivités et propriétaires ont un rôle à jouer dans l’aménagement de leur territoire pour lutter contre les moustiques: drainage, collecte des eaux usées, goudronnage des routes, élimination des décharges sauvages et stockages à ciel ouvert, en particulier de vieux pneus (dont on connaît le rôle dans la prolifération du moustique Tigre) sont autant de mesures très efficaces.

Démoustication à Hyères

Démoustication à Hyères

Mais certaines zones particulièrement difficiles nécessitent des traitements à grande échelle.

Lutte à base de larvicide

Grandes campagnes de démoustications, qui requièrent souvent que les formulations soient régulièrement changées, étant donné la faculté d’adaptation des moustiques contre ces substances.

Lutte biologique

Par exemple en mettant des poissons dans les gîtes larvaires dès que possible. En effet, les poissons comme les Gambusies mangent les larves de moustiques.

Dans le même ordre d’idée, on cherchera aussi à protéger les espèces prédatrices des larves de moustiques telles que les tritons, grenouilles, crapauds, salamandres…

D’autres moyens plus sophistiqués existent, mais relèvent des spécialistes de la lutte anti vectorielle.

Il faut enfin se protéger physiquement, en choisissant les moyens les plus efficaces (répulsifs, moustiquaires,…)

Principaux conseils, prodigués en particulier par l’OMS

-En zone infestée, éviter des sorties non-indispensables au lever du jour et à la tombée de la nuit,
-Porter des vêtements couvrant tout le corps, y compris les jambes et les bras ; les vêtements seront de préférence amples (car les moustiques peuvent piquer à travers des vêtements serrés) et de couleur claire car beaucoup d’espèces de moustiques sont attirées par les couleurs foncées.
-Autant que possible, dormir sous la protection d’une moustiquaire imprégnée d’un répulsif anti-moustique et/ou occuper une chambre climatisée ou munie d’un diffuseur d’insecticide. La toile de moustiquaire peut servir pour équiper les portes et les fenêtres, entourer les lits, berceaux ou poussettes d’enfant et même protéger le visage dans les zones fortement infestées. On peut en mettre aussi pour couvrir des réserves d’eau et empêcher ainsi les moustiques femelles d’y pondre.
-Utiliser des répulsifs anti-moustiques

L’OMS recommande l’usage des répulsifs, mais lesquels ?

Nous ne ferons pas ici la liste de toutes les solutions « anti-moustiques » plus ou moins efficaces que propose le marché. On sait qu’il en existe des inefficaces ou des partiellement efficaces. Nous retiendrons simplement ce que recommande l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) : des répulsifs cutanés, principalement ceux qui renferment du DEET de l’IR3535 ou de l’Icaridine.
Concernant le DEET cependant, une étude publiée en février 2013 démontre que les moustiques Aedes aegypti s’habituent au bout de quelques heures à l’odeur du DEET, lequel perdrait donc son effet répulsif (Pour en savoir plus, cliquez ici).

Par ailleurs le DEET est attaqué par de récentes études qui montreraient une possible toxicité chez l’homme, en particulier pour les femmes enceintes et les enfants. On a recensé dans le monde douze cas de convulsions chez l’enfant depuis la mise en œuvre de ce produit, sans que l’origine de ces convulsions puisse être imputée au produit ; il s’agit donc là d’un principe de précaution que certains jugent abusif, et d’ailleurs beaucoup de spécialistes (notamment Américains où le DEET est très implanté) considèrent que ce produit reste encore un très bon répulsif contre les moustiques.

Et les insecticides et les pesticides ?

Pour ce qui concerne les insecticides et pesticides, on retiendra que les moustiques ont une faculté d’adaptation qui les rend de plus en plus résistants et oblige les chercheurs à inventer toujours plus de nouvelles molécules.

sources : Sentinelle Moustique, Agence régionale de santé.

 

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