grève opéra de Toulon

En grève au mois de juin, les chœur et musiciens de l’Opéra de Toulon ont suspendu leur mouvement, car c’est la fin de la saison Lyrique. ils menacent de reprendre leur action à la rentrée

Depuis le 11 mai dernier, une véritable crise sociale couve sous et sur la scène de l’Opéra de Toulon Provence Méditerranée, les artistes étant sous-payés, les cadres surpayés, un pool administratif trop important, met en péril le travail artistique des Artistes de l’Opéra de Toulon.

 

Après la suppression du ballet au sein de l’Opéra de Toulon, petit à petit Toulon Provence Méditerranée est en train de réduire à peau de chagrin les activités de sa création artistique.

 

La grève des Artistes  » suspendu » du chœur et des musiciens, est en cours actuellement, et reprendra pour la rentrée de septembre, ce conflit social ne trouvant aucune solution directe, il est appelé à perdurer.

 

La direction de TPM et de l’Opéra de Toulon préférant laisser mourir ses artistes…

 

Elle n’en a cure des revendications des artistes et des musiciens, les poussant à saisir les prud’hommes, pour disparaître dans le néant, sachant qu’une procédure de la sorte, dure de nombreuses années, et que ce seront d’autres élus plus tard qui s’occuperont de jeter le bébé avec l’eau du bain.

 

Il aurait simplement fallu dans ce conflit social, être à l’écoute des préoccupations des artistes, ouvrir un sérieux dialogue, pour que la représentation de Roméo et Juliette eu lieu.

 

Ce fut tout le contraire de la part de la direction de l’Opéra de Toulon, qui méprisant le travail des artistes les considère tout bonnement comme des esclaves des temps modernes,

 

Prépare t’on la mort de la création artistique lyrique, sur la cène varoise ?

 

De nombreuses voix s’élèvent contre ce projet caché de Toulon Provence Méditerranée qui veut faire disparaître toutes les créations artistiques, pour devenir un Opéra coquille vide,

 

Le mépris des élus, et de la direction de l’Opéra, surtout à Toulon, il ne faut pas faire de vague, il faut étouffer les artistes pour les réduire au silence, tels sont les échos de ce conflit social qui risque de perdurer et de prendre de l’ampleur au niveau national, mettant de fait en péril, toute la création lyrique française, donc tous les artistes, intermittents, et musiciens de surcroît

 

L’Opéra de Toulon est-il en train de préparer sa mort volontairement, pour faire de vraies fausses économies.

 

Comment se fait-il que les cadres s’octroient une augmentation illégitime de 80 % sur leur fiche de paye et que les artistes soient sous-payés.

 

La vocation d’un Opéra n’est-elle pas de protéger l’art et les artistes, surtout s’il est en contrat officiel avec l’état français.

 

Il s’agit de l’argent du contribuable, fort utile pour nos personnes âgées qui se régalaient d’aller à l’Opéra de Toulon pour voir leur artistes, et garder dans les cœurs la vraie vie de Toulon.

 

Tous ces gens-là, qui sont le cœur de Toulon et du monde lyrique toulonnais s’interrogent sur leur avenir ?

 

Faut-il les laisser mourir, en silence, Monsieur le Président de TPM, Madame la Ministre de la Culture, Monsieur le Préfet du Var, Monsieur le Président de la République Française ?

 

Merci de votre réponse aux artistes de l’Opéra de Toulon, et aux Artistes de la France entière.

 

Un peuple sans culture et sans éducation est un peuple sans avenir.

 

Olivier GRANT

 

NDLR : La saison lyrique se termine, les artistes ont suspendu leur mouvement. Ils annoncent une prochaine grève le vendredi 13 octobre. La représentation de l’opérette Mam’zelle Nitouche pourrait donc être menacée

 

Le commentaire d’un mélomane :

 

mélomane opéra ToulonAutant je n’approuve pas les conflits sociaux lorsque ceux-ci n’ont aucune raison d’être mais concernant les musiciens et les chœurs de l’Opéra de Toulon c’est différent. Il faut que vous sachiez que pour arriver au statut de musicien professionnel le chemin est long .En effet les études sont au moins aussi difficiles que la médecine et bien d’autres disciplines .Lorsque vous sortez du conservatoire avec vos prix il faut encore passer un ou des concours pour un poste dans un orchestre. Ce qui n’est pas le cas lorsque vous avez un doctorat en médecine .De plus il faut continuer la pratique quotidienne de l’instrument pour être performant et tout ça pour des salaires faibles par rapport aux sacrifices qu’exige la profession de musicien. Enfin je conclue en disant que si la direction de l’Opéra avait accepté tout de suite le dialogue on n’en serait pas là.