Fumigènes canalisation La Seyne

Opération fumigènes à La Seyne

C’est une histoire pas banale que me racontait un Seynois. Le mardi 16 mai, il a appelé  les pompiers, les voisins et tutti quanti. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’une fumée âcre se dégageait de sa cuisine et qu’un énorme nuage noir sortait du pool house

Il raconte : « vous voyez, je m’étais couché très tard, c’était les premières chaleurs, alors j’étais sans drap… » Sans Drap, comme c’est étrange… « Et oui, poursuit-il,  à peine éveillé, je suis allé dans la cuisine et j’ai vu de la fumée sortir du lave-vaisselle. Je me suis mis à paniquer. J’ai eu tort avec un s ». Tort avec un S, comme c’est bizarre, comment le prononcer ? A l’espagnole ? Torès ? Il faut rouler les r je crois

Résumons, il sortait sans drap et il avait tort avec un s ou deux, nous ne savons plus.

Mais laissons-le poursuivre : « J’étais donc dans la cuisine et j’avais vu cette fumée sortir du lave-vaisselle, l’alarme anti-incendie s’est déclenchée. Je me suis dit, ça y est, il y a le feu… »

Le Feu

« J’ai paniqué, dit-il, j’ai cherché partout l’origine de cette fumée. J’ai ouvert toutes les portes, celles qui étaient déjà ouvertes aussi. J’ai balancé la tonne de tracts politique qui gisait sur ma vieille table. Et j’ai couru, couru… »

 

« En fait j’étais nu puisque j’étais sans drap. Quelle épopée. J’ai crié, appelé et fini par faire un numéro, mon numéro. Quel idiot ! Je me suis appelé et voyant que ça ne répondait pas, je me suis même injurié. Je me suis traité de tous les noms. Je me serai cru dans une enceinte politique ou dans un champ à la recherche d’un  trèfle à quatre feuilles. Vous-y croyez, vous, aux trèfles à quatre feuilles ? J’en ai même perdu mon alliance, ah ! Pas politique, un bon vieil anneau, mais toujours à la mode… Il paraît qu’on appelle ça une nov alliance. Oh il en faut une formation pour sortir ça. Il va falloir que j’adhère à une association et qu’on me donne les ficelles…

Je reprends, sans drap, je sors, dès le premier tour, dans ma cour et je regarde. Je scrute, un puis deux voisins. Tiens, ils ne sont pas là, ils ont boudé mes burnes, pardon, mes isoloirs, mes toilettes, quoi.

Ma potesse

Dans le temps, il y avait toujours des gens dehors, des gens comme Seb, Seb pas le mixeur, Seb ça se tient. Et comme me le disait me pote, tant qu’il y a de la vie, il y a l’hâte.  Là, j’avoue je n’ai rien compris… Le h il est aspiré, ah c’est vrai qu’à cause de la fumée, on ne pouvait plus aspirer… D’ailleurs, je vous donne un conseil (municipal) quand vous êtes dans l’opposition, restez-y sinon vous courrez un grand danger à franchir le rubicond. J’ai dit con ?

Bon j’en viens aux faits, j’étais donc au téléphone en m’appelant, quand j’ai eu un double appel. C’était une ancienne potesse qui voulait me dire que je ne devais pas paniquer (deux fois pas ?). La mairie  (je n’ai pas dit Le maire, ni Bruno) utilisait des fumigènes pour rechercher des fuites, comme à Six-Fours. Enfin presque pareil, parce qu’à Six-Fours, il parait qu’il y eut des fuites de partout. Même à la mairie ! Y a même le service subvention qui aurait été inondé… Heureusement il parait que le facteur peut toujours porter les enveloppes…

Mais pourquoi je vous raconte tout ça ? Ah oui, mon alarme, mes fumées, ma potesse. Celle-là, elle voulait me dit qu’aujourd’hui, le journaleux n’aurait plus de caniveau, qu’il ne fallait pas s’inquiéter, puisqu’il y avait toujours les poubelles (pour aller danser ?).

Bref rassuré, j’ai pu reprendre la petite lecture de mon petit journal et là, qu’ai-je lu ? Que les réserves parlementaires étaient libres et qu’il y avait de bons petits jobs au conseil régional. Vous parlez comme je m’en fous, quand on a failli cramer…

 

Bon rassurez-vous, il y a toujours quelque chose qui coule dans le caniveau et si ça n’est pas aujourd’hui, ce sera demain ou après-demain. Et réellement les Seynois n’ont pas été privés de caniveaux.

 

Jean Boris alias JPG

 

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