Gilles Dreu

Gilles Dreu, c’est maintenant une vieille fripouille, avec son talent et ses complices

Les complices de Gilles Dreu : Jean Sarrus (les Charlots) et Alain Turban

 

Gilles Dreu vient de fêter ses 83 ans (le 31 juillet), et il est en forme ! Lui le célèbre chanteur des années 60 70. Qui aurait oublié Alouette, alouette, Pourquoi mon Dieu ou Descendez l’escalier ?

A 15 ans Gilles DREU s’installe à Marseille, où il se passionne pour le sport et c’est vers cette voie, qu’il se dirige voulant devenir professeur. Mais la guerre d’Algérie en voudra autrement…

C’est à Marseille que nous nous sommes rencontrés et qu’après un long entretien et un dîner fort tardif, nous avons arpenté ensemble les rues Marseillaises pour regagner notre hôtel.  Il tient la forme, le bougre ! Malgré une maladie dont il ne veut pas entendre parler, il va toujours de scène en scène et nous sème sur les boulevards.

Gilles, Dreu, ce n’est pas votre vrai nom ?

Je m’appelle Chapuisat, mais comme je suis né à Dreux, j’ai pris le nom de ma ville d’origine, sans le x.

Grâce à Hugues Aufray

De 1962 jusqu’en 68, ce fut difficile pour vous.

C’est Hugues Aufray qui  m’a incité à changer de style et en 68, il y a eu « Alouette, alouette » , »Pourquoi Bon Dieu », « La mégère apprivoisée », « Ma Mère me disait »  « Descendez l’escalier ».

On dit que vous êtes très éclectique, est-ce vrai ?

Oui, j’ai un peu tout fait : j’ai été animateur sur  Télé Monte-Carlo de l’émission « Jamais DREU sans trois » dans laquelle je recevais des invités. J’y ai reçu Johnny Halliday, le président Edgar Faure ou Jacques Anquetil. J’ai dirigé l’Institut de Vichy, centre de remise en forme ultra-moderne à l’époque. J’en ai même commis un livre : « La Forme Facile » édité chez Jean-Claude Lattès.

Age Tendre et Tête de Bois

 

Gilles Dreu toujours des enregistrementsEt puis il y a eu Age Tendre et tête de Bois.

Exact, Michel Algay m’a proposé en 2006 de participer à la première tournée. Une grande aventure, on était une vraie bande de copains. Ceux qu’on appelle parfois les « has been » s’entendent bien, même s’il faut avouer que c’est fatiguant avec presque à chaque fois une matinée et une soirée. On n’a plus vingt ans…

Là, au mois de novembre, je vais faire la croisière Age Tendre, c’est plutôt bien payé, c’est agréable.

C’est de plus en plus difficile pour un chanteur de bien gagner sa vie ?

Oui, il n’y a plus que le spectacle vivant qui rapporte. Si je devais compter sur ma retraite d’artiste, je ferai presque la manche. Mais ce n’est pas mon style, et puis la Sacem vient de m’envoyer un petit rappel de droits en tant que musicien, ça m’a fait du bien, surtout à mon porte-monnaie…

Vieilles fripouilles la 1ère le 11 août

 

L’on dit que vous êtes sur un nouveau projet…

C’est plus qu’un projet, nous avons monté  « les vieilles fripouilles » avec Jean Sarrus (l’ancien des Charlots) et Alain Turban. C’est bizarre de réunir ces univers aussi différents que La Reine des Paupiettes  l’Aérobic Alouette Alouette et le rock.

Tous les trois nous sommes des canailles, un peu fripouilles.

Vieilles fripouilles Gilles Dreu, Jean Sarrus Alain Turban

Les vieilles fripouilles un show complet mélangeant théâtre, chansons humour avec Gilles Dreu, Jean Sarrus (l’ancien des Charlots) et Alain Turban.

Dites m’en un peu plus

C’est un concept nouveau entre le théâtre et la chanson. Le fil conducteur imaginé est jalonné d’humour et Dieu sait que nous n’en manquons pas ! Il y a des anecdotes croustillantes sur notre métier et nos carrières respectives. Nous partageons nos chansons et quelques standards, tantôt en duos, parfois en trios et même en solo.

C’est deux heures de show des années 70 à aujourd’hui avec les incontournables : «Alouette ! Alouette ! » ; « Merci Patron » ; « Santa Monica » ; « Les élucubrations d’Antoine » ; « Charlot for ever » ; « Descendez l’escalier Juliette » ; «Quatrième dimension » ; « Ma mère me disait » ; « L’apérobic » ; « On s’écrivait Annie » ; « Paulette » ; « La reine des paupiettes » ou « Quand les hommes vivront d’amour ». On emmène même danser le twist àSaint Tropez.

Gilles Dreu le sportif toujours du punch

Gilles Dreu le sportif toujours du punch

Nous avons travaillé les dialogues, rien n’est laissé au hasard. L’avant-première a eu un beau succès. Notre première, ce sera le 11 août, dans un théâtre de verdure.

En ce moment, on répète, on répète et on fait la fête. D’ailleurs, j’ai de plus en plus de mal à récupérer. Nous sommes cela très rigoureux dans l’auto dérision.

 

De la nostalgie ?

Oh non ! Mais je dois avouer que voir disparaître ceux que j’ai côtoyés : Claude Rich, Marouani, Jeanne Moreau et tant d’autres, ça me fait plus qu’un pincement au cœur.

Jean Boris j.boris@starvar.news

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